Bruxelles – La prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc aura un petit parfum de Belgique avec la présence de pas moins de trois entraineurs issus du plat pays sur le banc de sélections africaines.
Hugo Broos dirigera l’Afrique du Sud, Paul Put l’Ouganda et Tom Saintfiet le Mali, confirmant une fois de plus l’influence discrète mais déterminante des techniciens belges sur le football africain.
Figure emblématique de cette génération de coachs, Hugo Broos, 74 ans, revient à la CAN avec les Bafana Bafana après avoir mené l’Afrique du Sud à une troisième place lors de l’édition précédente. Sa philosophie repose sur la continuité et la discipline, mêlant joueurs locaux et expatriés pour créer un collectif solide et équilibré capable d’aller loin dans la compétition.
Le technicien belge voit dans cette édition marocaine non seulement un objectif continental mais aussi une étape vers le Mondial 2026, où l’Afrique du Sud pourrait débuter sa campagne à Mexico City.
Cette ville a une résonance particulière pour Broos, qui avait participé avec les Diables Rouges à la Coupe du monde 1986 où la Belgique avait terminé quatrième. Il rêve désormais de retrouver cette pelouse mythique en tant que sélectionneur.
Paul Put, quant à lui, incarne l’expérience et la capacité d’adaptation belge sur le continent. À la tête de l’Ouganda, il s’emploie à structurer une équipe qui a souvent été sous-estimée.
Fin connaisseur des arcanes du football africain, après des passages réussis à la tête des sélections nationales du Burkina Faso, de Gambie ou encore du Kenya, Put privilégie la discipline et l’organisation, transformant les Cranes (Grues) en une équipe compétitive et physiquement robuste, capable de se mesurer aux formations les plus solides du continent.
Sa méthode repose sur la stabilité et la construction progressive d’une identité de jeu qui dépasse le simple résultat, cherchant à installer l’Ouganda dans une dynamique de performance durable et à lui permettre d’aller au-delà de la phase de groupes, un objectif réaliste mais ambitieux.
Put a démontré à plusieurs reprises sa capacité à transformer des équipes modestes en collectifs redoutables, comme lorsqu’il mena le Burkina Faso en finale en 2013. L’Ouganda espère profiter de cette expérience pour créer la surprise et franchir un palier dans son parcours continental.
Enfin, Tom Saintfiet, surnommé « le Miracle Worker » au Mali, apporte un troisième style belge au tournoi. Il s’est forgé une réputation solide avec la Gambie, qu’il avait menée vers deux qualifications consécutives pour la CAN en 2021 et 2023.
Avec le Mali, le technicien belge ambitionne de hisser les Aigles au plus haut niveau africain. Il dispose d’un effectif talentueux, composé de joueurs évoluant dans les grands championnats européens. Les attentes sont énormes, car le pays rêve d’un titre continental qui échappe encore à cette génération.
La présence de Broos, Put et Saintfiet illustre l’influence de la Belgique dans le football africain. Le pays a su façonner une génération d’entraîneurs capables de s’adapter à des contextes variés et de construire des projets solides. Ces trois techniciens incarnent à la fois la rigueur, la cohésion et l’ambition, des valeurs qui font la force de la Belgique et qui trouvent un écho naturel sur le continent africain.
La prochaine CAN offrira ainsi une occasion supplémentaire de montrer comment cette expertise belge peut transformer des équipes et influencer le déroulement de la compétition. Cette édition marocaine pourrait bien devenir un nouveau chapitre de l’histoire belge dans le football africain.