Johannesburg – La tenue au Maroc de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 constitue une véritable reconnaissance qui confirme la position du Royaume comme l’une des destinations les plus fiables en Afrique, capable d’accueillir des événements sportifs d’élite, a affirmé le journaliste et chercheur sportif sud-africain Pro Philani.
« Grâce à ses infrastructures de haut niveau, à une logistique efficace et à un engagement constant, le Maroc se positionne comme un pôle sportif mondial pleinement prêt à offrir le degré maximal de préparation », a déclaré à la MAP, M. Philani, journaliste à la radiodiffusion publique SABC.
Rappelant que le Maroc a réussi à accueillir avec succès une série de rencontres d’envergure, comme le CHAN, la CAN féminine, la Coupe du Monde des clubs, les congrès de la CAF, et désormais la CAN, il a souligné que chaque événement a été organisé avec précision.
« À chaque fois, le Royaume a établi de nouvelles normes en matière d’hospitalité, de sécurité, de qualité des stades, de réseaux de transport et de capacités médiatiques », a-t-il relevé, notant qu’ »il ne s’agit là ni de chance ni de hasard, mais d’un plan à long terme et d’un investissement durable ».
Il a signalé que chaque compétition organisée par le Maroc s’inscrit dans une campagne plus large visant à renforcer la confiance à l’échelle continentale, à consolider la visibilité internationale et à affirmer la crédibilité institutionnelle à l’approche de la Coupe du Monde 2030.
Car, a-t-il expliqué, le Maroc ne se contente jamais de candidater à l’organisation d’un tournoi, mais il « démontre sa capacité, sa cohérence et son engagement envers une organisation exemplaire ».
Ce faisant, le Maroc, a-t-il poursuivi, dépasse le simple statut de pays hôte et se positionne comme une véritable porte d’entrée sportive vers l’Afrique, grâce à la qualité de ses infrastructures, à la disponibilité d’équipements conformes aux exigences d’une Coupe du Monde et à leur compatibilité avec les standards médiatiques.
M. Philani a soutenu que cet élément constitue la pierre angulaire de la crédibilité et de la réussite de tout grand tournoi, en raison de la qualité de l’exécution et du renforcement de l’attractivité mondiale.
Assurant que l’infrastructure sportive du Maroc est un atout compétitif majeur, il a fait observer que le Royaume a construit, de manière volontariste, des installations conformes, « et souvent supérieures, aux standards de la FIFA et de la CAF ».
« L’organisation de la Coupe du Monde met en évidence le rôle du Maroc comme une passerelle entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient. Cela renforcera son influence diplomatique, stimulera l’investissement dans le développement du football africain et consolidera sa position de partenaire fiable de la CAF », a-t-il ajouté.
Il a estimé qu’il s’agit d’une démonstration claire de la préparation du Maroc, de sa fiabilité et de ses ambitions mondiales, qui donnent un avant-goût de l’ère de la Coupe du Monde.
En tant que journaliste sportif et chercheur travaillant sur la prochaine CAN, il a dit vouloir « documenter une transformation continentale, avec des tournois gérés de manière professionnelle, des infrastructures de haut niveau, une évolution tactique, une valeur commerciale croissante et un lien profond entre football, identité et fierté ».
Il a également rappelé la mission qui incombe aux médias en général, et au journalisme sportif en particulier, et qui consiste à déconstruire les narratifs simplistes, dépasser les stéréotypes et présenter l’Afrique comme une puissance footballistique attractive, compétitive et dotée d’une véritable identité commerciale.
Il a appelé à concevoir le football africain comme une stratégie, et non pas comme une simple passion, et de mettre en avant « la complexité tactique, l’intelligence des entraîneurs et les philosophies du football moderne qui façonnent l’essence du tournoi, bien au-delà du talent brut ou de la ferveur », assurant que l’Afrique est désormais un vivier d’entraîneurs et pas seulement de joueurs.
Le même expert a mis l’accent sur la nécessité d’accorder à la CAN une attention similaire à celle portée à l’Euro ou à la Copa América, soutenant que « la qualité de la diffusion, l’implication des sponsors officiels, la technologie des stades et l’interaction avec les fans démontrent que l’Afrique est capable de proposer un produit footballistique de haut niveau ».
Il a signalé que le football reflète aujourd’hui une image globale de l’Afrique et constitue un levier de diplomatie, notant qu’une compétition sportive comme la CAN devient un moteur pour le tourisme, l’investissement dans les infrastructures, la coopération internationale, outre son apport au renforcement des échanges culturels.
Et de conclure que la Coupe d’Afrique des Nations est également une occasion de raconter les histoires africaines de manière positive, loin des clichés, pour se concentrer sur les récits de résilience, d’innovation, de progrès et d’ambition, tout en mettant en lumière la bonne gouvernance des institutions, les académies qui forment des talents de haut niveau, et les équipes nationales qui façonnent l’identité et l’unité.