Rabat – La Coupe du Monde 1998 reste l’un des tournois les plus marquants de l’histoire du football, à la fois pour le parcours héroïque du Maroc et pour le sacre mémorable de la France.
Lors de cette édition organisée en France, le Maroc a livré des prestations de grande qualité, laissant une impression durable malgré une élimination injuste dès le premier tour.
Le moment le plus marquant reste sans doute le bijou inscrit par Mustapha Hadji face à la Norvège. Sur une action d’anthologie, Hadji élimine plusieurs défenseurs avant de conclure avec sang-froid, un but encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux de la compétition.
Mais c’est surtout la victoire éclatante contre l’Écosse (3-0) qui illustre le potentiel de cette équipe.
Ce jour-là, le Maroc a dominé son adversaire avec maîtrise et créativité, porté par une entente offensive remarquable. Le duo formé par Salaheddine Bassir et Abdeljalil Hadda, surnommé « Camacho », a fait des ravages. Bassir, auteur d’un doublé, et Camacho, infatigable en attaque, ont incarné cette complémentarité hors norme qui a tant enthousiasmé les supporters.
Ironie du sort ou force du destin, le Maroc et l’Ecosse se croiseront à nouveau lors du Mondial 2026. La Norvège a été, quant à elle, choisie pour disputer un match amical face aux Lions de l’Atlas quelques jours avant la Coupe du Monde nord-américaine.
Malgré ces performances, la victoire surprise de la Norvège contre le Brésil, aussi prochain adversaire du Maroc au Mondial 2026, a privé les hommes de Henri Michel d’une qualification méritée pour les huitièmes de finale, laissant un goût d’inachevé.
Dans le même temps, le tournoi a été marqué par le triomphe de la France qui remporte sa première Coupe du monde à domicile.
La finale, disputée au Stade de France et dirigé par l’arbitre Marocain Said Belqola, oppose les Bleus au Brésil, emmené par la star mondiale Ronaldo. Contre toute attente, la France domine largement la rencontre.
Héros de la soirée, Zinédine Zidane inscrit deux buts de la tête sur corner en première mi-temps, offrant un avantage décisif à son équipe. Le troisième but, signé Emmanuel Petit en fin de match, scelle une victoire historique (3-0) et consacre une génération exceptionnelle.
Entre la prestation courageuse et talentueuse du Maroc et le sacre éclatant de la France, la Coupe du monde 1998 reste gravée dans les mémoires. Elle symbolise à la fois la beauté du football, capable d’offrir des exploits inattendus, et l’émotion d’un peuple porté par une équipe victorieuse.