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Mondial-2026: Depuis 1998, le Maroc ne rêve plus… il vit ses exploits !

— DNES à Boston —

Boston – Depuis ce soir du 23 juin 1998 au Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne et cette victoire éclatante face à l’Écosse (3-0), la sélection marocaine n’est plus la même. Elle a changé de visage, de statut, et surtout de dimension.

À l’époque, le Maroc séduisait déjà par séquences, mais il manquait encore de constance pour franchir un cap décisif sur la scène mondiale. Ce Mondial en France restera pourtant comme un point de départ symbolique.

Les Lions de l’Atlas avaient alors montré de belles choses. Un match nul spectaculaire contre la Norvège (2-2), une prestation courageuse malgré une défaite face au Brésil (3-0), et surtout une impression persistante de potentiel inachevé. Ironie cruelle du destin, alors que l’espoir d’une qualification semblait réel, la victoire surprise de la Norvège face au Brésil (2-1) a scellé l’élimination marocaine. Une frustration fondatrice !

Après 1998, le Maroc a traversé une longue période d’absence sur la scène mondiale. Vingt ans plus tard, en 2018 en Russie, la sélection retrouve enfin la Coupe du Monde sous la direction d’Hervé Renard. Dans un groupe extrêmement relevé, les Marocains affichent du courage et de la qualité dans le jeu, notamment face au Portugal et à l’Espagne, mais quittent la compétition dès le premier tour. L’expérience est précieuse, mais l’attente demeure.

Le véritable tournant arrive quatre ans plus tard, au Qatar. Cette fois, le Maroc ne se contente plus d’exister. Il marque l’histoire. Premier de son groupe devant la Croatie, la Belgique et le Canada, il renverse les hiérarchies établies. Puis vient l’exploit. L’Espagne tombe. Le Portugal tombe. Le Maroc devient la première sélection africaine et arabe à atteindre les demi-finales d’une Coupe du monde.

Cette transformation est celle d’une génération et d’un projet. Le Maroc n’est plus une équipe surprise. Il devient une nation respectée, capable de battre les plus grandes puissances du football mondial avec discipline, organisation et talent.

Pendant ce temps, l’Écosse, elle, n’a plus retrouvé la Coupe du monde depuis ce duel de 1998 face aux Marocains. Une absence longue, presque symbolique, qui contraste avec l’ascension continue des Lions de l’Atlas.

Aujourd’hui, le Maroc ne revient plus pour apprendre. Il revient pour exister parmi les grands. Et peut-être, enfin, pour aller encore plus loin que ses propres rêves.

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