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Le gouvernement brésilien dit qu’il négocie toujours la Copa América et pose des conditions

Brasilia – Le ministre de la Présidence du Brésil, Luiz Eduardo Ramos, a déclaré, lundi, que le gouvernement négocie toujours la tenue de la Copa America dans son pays, annoncée quelques heures auparavant par la Confédération sud-américaine de football (Conmebol).

« Il n’y a rien de sûr, je veux le dire très clairement. Nous sommes au milieu du processus », a indiqué Ramos à la presse, évoquant une série de conditions pour abriter l’évènement, telles que la vaccination de toutes les équipes.

Le ministre a annoncé que le gouvernement du président Jair Bolsonaro va exprimer, mardi, une « position finale » sur la question de savoir si le Brésil sera le nouveau et unique organisateur de la Copa América, qui devait initialement se tenir en Colombie et en Argentine du 13 courant au 10 juillet.

Cependant, il a laissé entendre que l’administration Bolsonaro est favorable à la tenue du tournoi au Brésil, où la pandémie a fait près d’un demi-million de morts, avec une moyenne quotidienne de 2.000 morts cette semaine.

Ramos a souligné que la Copa América est un « événement privé » et a rejeté la vague de critiques générée par l’annonce de la Conmebol que le Brésil accueillera le tournoi, bien qu’il ait reconnu la situation « difficile » que connaît le pays en raison de la pandémie.

Par ailleurs, il a posé une série de conditions pour accueillir le tournoi des nations sudaméricaines, notamment l’absence de public dans les stades et la vaccination préalable de toutes les équipes participantes.

« Il est important de noter que cet événement, s’il a lieu, se déroulera sans public. Pour le moment, il y a dix équipes au maximum, réparties en deux groupes et 65 personnes pour chaque délégation, toutes vaccinées », a précisé le ministre.

Et d’ajouter qu’ »il n’y a pas de document signé, juste des négociations », mettant en avant le fait qu’une multitude de matches se déroulent déjà sur le territoire brésilien, comme le championnat national, la Libertadores et la Sudamericana, sans provoquer autant de critiques.

Ramos n’a pas révélé quelles seraient les villes hôtes qui accueilleraient les matches de la Copa América, ce qui, selon lui, « sera de la responsabilité de la Confédération brésilienne de football », qui devra négocier avec les États et les municipalités.

La Conmebol a annoncé lundi le Brésil comme le nouveau et unique organisateur du tournoi qui avait déjà été reporté l’année dernière en raison de la pandémie de coronavirus. L’annonce a suscité une vague de critiques parmi l’opposition de gauche et du centre, ainsi que parmi des gouverneurs et dans les médias.

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