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Euro-2020 (demi-finale) : La chance sourit à l’Italie, renaissance de l’Espagne

Omar EL MRABET.

Madrid, – L’Italie retrouve l’élite du football européen. Avec plus de chance que de brio, les « Azzurri » disputeront dimanche leur quatrième finale du Championnat européen après avoir battu aux tirs au but l’Espagne qui a signé un Euro sans faute confirmant ainsi son retour avec force sur la scène footballistique continental.

Vainqueurs aux tirs de loterie (4-2) après un match nul (1-1) lors du temps réglementaire et des prolongations, les Italiens, moins brillants que lors des autres matchs de l’Euro, tenteront dimanche de rééditer leur unique exploit européen de 1968.

Après la non-qualification pour le Mondial de 2018, la « squarda azzura » a redressé la situation de la main de Roberto Mancini qui a insufflé une nouvelle dynamique dans un groupe jeune et ambitieux. Les Donnarumma, Barella, Chiesa et Insigne sont à un pas de la gloire.

Avec Mancini, l’Italie a une nouvelle identité loin du « catenaccio » qui a toujours marqué le jeu des équipes et de la sélection transalpines. Elle est plus rapide, elle se défend avec le ballon et elle est plus visible en termes de jeu et de technicité.

A l’exception du match de la demi-finale lors duquel elle a été dominée par une équipe d’Espagne qui retrouve ses traces, la « squadra azzura » a déployé un jeu décomplexé tout au long de l’Euro grâce à la vivacité de ses attaquants et l’expérience de son duo immortel Chiellini-Bonucci.

Après une baisse de régime et un passage à vide qui a duré trois ans, l’Italie aura dimanche une occasion en or pour faire un « come back » historique. « Ce n’est pas fini. On veut aller jusqu’au bout », a martelé Mancini après la victoire en demi-finale.

Pour l’Espagne, jamais une défaite n’a été bien ressentie comme celle de contre l’Italie. Malgré la déception de l’élimination, Luis Enrique a réussi le pari de reconstruire un groupe jeune et engagé. Et la prestation de l’équipe lui a donné raison.

L’Espagne a disputé ce championnat d’Europe avec la cinquième équipe la plus jeune du tournoi, derrière la Turquie, l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Ukraine. Les joueurs sélectionnés par Luis Enrique ont une moyenne d’âge de 26,5 ans, ce qui signifie qu’ils seront à leur meilleur niveau d’ici la coupe du monde qui se disputera en 2022 au Qatar et l’Euro-2024 en Allemagne.

A l’exception du capitaine Sergio Busquets, qui est proche de prendre sa retraite internationale, la majorité des joueurs ayant participé à l’Euro-2020 ont un temps de jeu court avec la « Roja ». Des joueurs comme Ferran Torres (21 ans), Dani Olmo (23 ans), Pedri (18 ans), Pau Torres (24 ans), pour ne citer que ceux qui ont beaucoup d’importance dans cet Euro, sont le squelette d’un groupe qui restera uni pour les prochains défis.

La révolution que l’ancien sélectionneur espagnol Julen Lopetegui a commencée si timidement est maintenant terminée. Avec Luis Enrique, l’Espagne est une équipe différente, plus verticale, plus ambitieuse, qui peut être critiquée par son manque de qualité extrême par moments, mais qui a un plan très clair et est capable de le mettre en œuvre contre n’importe quel adversaire.

Et finalement, la « Roja » est de retour au premier plan après plusieurs compétitions ratées.

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