Lausanne – Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé la suspension pour quatre ans de l’ex-entraîneur américain d’athlétisme Alberto Salazar, accusé entre autres de trafic de testostérone, ainsi que de l’endocrinologue Jeffrey Brown, a-t-il annoncé jeudi.
Salazar, 63 ans, était accusé d’avoir injecté à ses athlètes de l’acide aminé L-carnitine au-delà des doses autorisées et d’avoir tenté de s’opposer à la collecte d’informations par l’Agence américaine antidopage (Usada).
L’ex-entraîneur avait contesté ces charges et réclamé au TAS l’annulation de sa suspension, tout comme le Dr Brown, tandis qu’Usada avait demandé une mise à l’écart encore plus longue.
La juridiction sportive basée à Lausanne a rejeté les deux demandes, estimant que compte tenu des infractions établies par l’enquête, les sanctions étaient conformes au Code mondial antidopage.
Aucune des infractions reprochées aux deux hommes « n’a directement affecté la compétition sportive », et « aucune preuve n’a été présentée au TAS d’un quelconque effet sur les athlètes concourant à haut niveau au sein du Nike Oregon Project », un groupe d’entraînement de très haut niveau créé en 2001 dans le nord-ouest des États-Unis, affirme la juridiction dans un communiqué.
L’ancien entraîneur du quadruple champion olympique britannique Mo Farah avait été sanctionné en octobre 2019, un énorme scandale qui avait entraîné la fermeture de l’Oregon Project, un groupe d’entraînement de très haut niveau créé en 2001 dans le nord-ouest des Etats-Unis et financé par Nike.