Rabat – La troisième édition de la Coupe du Monde se tient en 1938 en France, confirmant l’installation durable de la compétition dans le paysage sportif international.
Pour la deuxième fois consécutive, le tournoi a lieu en Europe, un choix qui suscite des tensions avec plusieurs nations sud-américaines, notamment l’Argentine et l’Uruguay, qui décident de boycotter la compétition.
Quinze équipes, suite au désistement de l’Autriche, participent à cette édition, qui conserve le format à élimination directe dès les huitièmes de finale. Le niveau de jeu continue de progresser, avec des sélections mieux organisées tactiquement et des joueurs de plus en plus expérimentés.
Le tournoi se déroule dans plusieurs villes françaises, dont Paris, où le stade olympique de Colombes accueille la finale.
Parmi les faits marquants du premier tour figure la victoire spectaculaire du Brésil face à la Pologne (6-5 après prolongation), dans l’un des matchs les plus prolifiques de l’histoire de la Coupe du monde. Cette rencontre met en lumière le talent offensif brésilien et annonce l’émergence d’une nation appelée à jouer un rôle majeur dans le futur.
Tenante du titre, l’Italie confirme rapidement ses ambitions. Dirigée par Vittorio Pozzo, l’Italie impressionne par sa maîtrise collective et son efficacité. Elle élimine successivement la Norvège, la France puis le Brésil en demi-finale (2-1), dans un match où les Italiens font preuve d’un grand réalisme.
La finale oppose l’Italie à la Hongrie, une équipe réputée pour la qualité de son jeu offensif. Disputée le 19 juin 1938 à Colombes, cette rencontre tourne à l’avantage de la Squadra Azzurra, qui s’impose 4-2 grâce notamment à un doublé de Gino Colaussi et une performance remarquable de Silvio Piola.
Avec ce succès, l’Italie devient la première nation à conserver son titre mondial, confirmant sa domination sur le football international de l’époque. Cette performance reste l’une des grandes références de l’histoire de la compétition.
Autre élément notable : cette édition est la dernière avant une longue interruption due à la Seconde Guerre mondiale. Il faudra attendre 1950 pour voir la Coupe du monde reprendre son cours.
Ainsi, le Mondial 1938 s’inscrit comme une étape charnière : il consacre la suprématie italienne tout en illustrant la montée en puissance de nouvelles nations. Malgré un contexte international tendu, la compétition continue de grandir, renforçant son statut d’événement majeur du sport mondial.