CAN de futsal 2026 : Maroc-Angola, les Lions de l’Atlas à 40 minutes d’un nouveau sacre historique

Rabat – À Rabat, le Maroc et l’Angola se retrouvent ce mercredi en finale de la Coupe d’Afrique des nations de futsal 2026. Portés par une attaque particulièrement efficace et une défense toujours invaincue, les Lions de l’Atlas visent un quatrième titre continental consécutif. Mais face à eux, les Palancas Negras arrivent avec une confiance renforcée par deux remontées spectaculaires dans la compétition. Une finale qui promet un véritable duel d’intensité, de maîtrise technique et d’efficacité devant le but.

Le rendez-vous est fixé à 20h00, à Rabat. Devant leur public, les hommes de Hicham Dguig ont l’occasion de prolonger leur domination sur le futsal africain et de confirmer leur statut de référence continentale. Déjà sacrés en 2016, 2020 et 2024, les Marocains peuvent décrocher leur quatrième couronne et conserver le trophée remporté lors de la précédente édition. La mission est claire : transformer leur supériorité affichée depuis le début du tournoi en un nouveau titre.

Les chiffres illustrent la puissance des nationaux. En phase de groupes, les Lions de l’Atlas ont signé trois victoires en trois rencontres, face à l’Algérie (4-0), à la Zambie (7-0) et à la Libye (6-0). Bilan : 17 buts inscrits, aucun encaissé et neuf points sur neuf. En demi-finale, ils ont confirmé cette dynamique en dominant l’Égypte sur le score de 6-0. Le Maroc aborde ainsi la finale avec quatre victoires, 23 buts marqués et toujours aucun but concédé depuis le début de la compétition. Une solidité défensive qui constitue l’un de ses principaux atouts.

Sur le plan offensif, plusieurs joueurs se distinguent. Idriss Raiss El Fenni a signé un quadruplé contre la Zambie, tandis que Soufian Charraoui a inscrit trois buts face à l’Égypte. Bilal Bakkali et Ismail Amazal ont également contribué à la large victoire en demi-finale. Cette diversité des buteurs complique la tâche de l’adversaire : le danger marocain ne repose pas sur un seul joueur, mais sur une animation collective capable de faire la différence dans plusieurs secteurs du terrain.

En face, l’Angola présente un profil différent, mais tout aussi intéressant. Les Palancas Negras ont remporté leurs trois matches de groupes, contre le Mozambique (5-1), la Tanzanie (6-0) et l’Égypte (4-2), avant de renverser l’Algérie en demi-finale (3-2). Leur bilan atteint ainsi 18 buts marqués et cinq encaissés en quatre rencontres. Surtout, les Angolais ont démontré une capacité remarquable à réagir lorsqu’ils sont menés : ils ont remonté un déficit de deux buts contre l’Égypte en phase de groupes, puis un autre contre l’Algérie en demi-finale.

Cette capacité à revenir dans un match constitue un avertissement pour les Marocains. L’Angola a montré qu’il pouvait augmenter son intensité après la pause, exploiter les espaces et maintenir la pression jusqu’aux dernières minutes. Sa victoire contre l’Algérie, construite grâce à trois buts inscrits en seconde période après avoir été mené 2-0, témoigne de sa résistance mentale et de son efficacité dans les moments décisifs.

Le duel tactique pourrait donc se jouer sur la gestion des transitions et la maîtrise du rythme. Le Maroc cherchera à imposer sa circulation de balle, son pressing et sa variété offensive, tout en évitant les pertes de balle susceptibles de nourrir les contres adverses. L’Angola devra, de son côté, résister aux premières séquences marocaines et exploiter chaque occasion pour faire douter le pays hôte. Dans une discipline où les rapports de force peuvent basculer en quelques minutes, la concentration défensive et la gestion des fautes seront déterminantes.

Pour le Maroc, l’enjeu est double : conserver sa couronne continentale et confirmer une domination construite au fil des dernières éditions. Pour l’Angola, cette finale représente l’occasion de bousculer la hiérarchie et de convertir son parcours combatif en sacre historique.

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