Rabat – Le groupe D de la Coupe d’Afrique des Nations féminine, prévue du 26 juillet au 16 août au Maroc, réunit les sélections du Ghana, du Cameroun, du Mali et du Cap-Vert, et promet une compétition intense où se croisent l’expérience continentale, la solidité physique et l’ambition de réaliser des exploits historiques pour décrocher un billet pour la Coupe du monde.
Dans ce contexte, la sélection camerounaise signe son retour sur la scène continentale avec une détermination de fer pour retrouver sa place naturelle parmi l’élite, après son absence lors de l’édition précédente.
L’équipe du Cameroun aborde cette phase finale à 16 nations avec une volonté renouvelée sous la conduite de l’entraîneuse Valentine Nguele, avec l’ambition d’aller loin et d’assurer une qualification pour la Coupe du monde féminine prévue au Brésil en 2027.
Le Cameroun peut compter sur la prometteuse Naomi Eto, qui évolue au milieu de terrain de Sassuolo, le pilier tactique de l’équipe grâce à sa lecture du jeu, sa capacité à imposer le tempo et à déstabiliser les défenses adverses.
De son côté, la sélection ghanéenne aborde la compétition comme l’un des cadors du continent, forte des prestations offensives impressionnantes livrées lors des éliminatoires après avoir largement dépassé l’Égypte.
Le Ghana, qui a atteint la finale continentale à trois reprises et décroché la troisième place lors de la dernière édition, revient avec l’objectif de conquérir ce titre qui lui manque encore. La formation ghanéenne allie l’expérience de joueuses cadres comme Portia Boakye et Evelyn Badu à la vitalité de jeunes espoirs montants tels que Doris Boaduwaa et Comfort Yeboah, offrant à l’équipe un équilibre défensif et offensif qui en fait un adversaire coriace.
Pour sa part, l’équipe du Cap-Vert s’engage dans cette joute continentale au cœur d’un essor footballistique sans précédent dans le pays. Pour la première fois de son histoire, le Cap-Vert est présent en phase finale de la CAN après sa qualification éclatante aux dépens du Mali lors des éliminatoires. L’équipe aborde la compétition sans pression psychologique, portée par une immense passion pour créer à nouveau la surprise et prouver le développement du football cap-verdien face aux grands du continent.
En face, la sélection malienne entre dans la compétition avec l’espoir de surmonter le faux pas des éliminatoires et sa qualification via les barrages, en s’appuyant sur sa puissance physique et la rigueur tactique de son sélectionneur Birama Konaté. La milieu de terrain Saratu Traoré, qui retrouve les terrains marocains où elle s’était illustrée par le passé, peut servir de fer de lance de l’attaque malienne grâce à sa grande capacité à désarticuler les blocs défensifs et à faire la différence.
Le groupe D s’annonce particulièrement relevé : le Cameroun et le Ghana possèdent une grande expérience continentale, le Mali est réputé pour son impact physique, tandis que le Cap-Vert aborde le tournoi avec une grande confiance et libéré de toute pression après sa qualification historique.