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Football : le Real Madrid, entre doutes en Liga et espoir européen

Madrid – Le Real Madrid traverse une zone de fortes turbulences qui pourrait le conduire vers une saison blanche. Battu lundi pour la neuvième fois en 40 rencontres toutes compétitions confondues, le club madrilène mise désormais sur la Ligue des champions de l’UEFA pour redonner sens à son exercice et raviver l’espoir d’un sacre.

Après un exercice 2025 déjà dépourvu de trophée, l’année 2026 semble s’inscrire dans la même veine, sans que l’équipe ne parvienne à retrouver sa boussole.

Douchée sur sa pelouse du Santiago Bernabéu par son voisin Getafe CF (1-0), la formation merengue, privée de Kylian Mbappé, a concédé une deuxième défaite consécutive en Liga et voit le FC Barcelone creuser l’écart en tête du classement.

Ce quatrième revers en championnat — le dixième toutes compétitions confondues — met en lumière la dépendance croissante de la Maison Blanche aux éclairs de son attaquant français, auteur de 38 buts en 33 apparitions cette saison. En son absence, ni Vinícius Júnior, ni le jeune Arda Güler, ni encore l’Argentin Franco Mastantuono, n’ont su faire basculer la rencontre.

Les sifflets ont ainsi résonné de nouveau dans l’enceinte madrilène après une prestation jugée terne, que même l’hymne du club, diffusé au coup de sifflet final, n’a pas réussi à couvrir. Pour la première fois depuis février 2020, le Real enchaîne deux défaites consécutives en championnat et accuse désormais quatre points de retard sur le Barça à douze journées du terme.

Le changement d’entraîneur, de Xabi Alonso à Álvaro Arbeloa, n’a pas inversé la dynamique. Face au collectif discipliné de José Bordalás, les Madrilènes ont été neutralisés, incapables d’apporter des ajustements tactiques convaincants, sur le terrain comme depuis le banc.

Mené à la pause, le Real est resté sans réaction, confirmant une tendance persistante : l’incapacité des remplaçants à influer sur le cours des matches. Seuls Vinícius et Fran García ont trouvé le chemin des filets en sortie de banc cette saison, dans des rencontres déjà scellées.

Au-delà de l’absence d’un « plan B » susceptible d’arracher des points, c’est le « plan A » lui-même qui s’effrite au fil des journées. Le projet sportif avait déjà vacillé après le départ prématuré de Xabi Alonso, choisi pour succéder à Carlo Ancelotti. Le changement de méthode et de philosophie n’a pas produit les effets escomptés.

La nomination d’Arbeloa a débuté par une élimination précoce en Coupe du Roi face à Albacete, suivie d’un passage par les barrages de la Ligue des champions. Une série de six victoires consécutives en Liga avait brièvement ravivé l’espoir, permettant au Real de reprendre la tête du championnat après 78 jours d’attente. Un leadership éphémère, conservé seulement six jours, avant de s’évanouir à nouveau.

Sur le plan tactique, les hésitations demeurent. Le passage du 4-3-3 au 4-4-2 n’a pas apporté la clarté attendue. Federico Valverde et Trent Alexander-Arnold ont évolué dans des rôles hybrides, sans véritable point d’ancrage dans la surface, laissant l’animation offensive en quête de repères.

L’urgence est désormais manifeste. Dans huit jours, Manchester City se présentera au Bernabéu pour le huitième de finale aller de la Ligue des champions, avant un retour décisif à l’Etihad. Un rendez-vous européen majeur qui pourrait sceller le sort de la saison madrilène.

Engagé dans un calendrier effréné, le Real Madrid joue désormais bien plus que des matches : c’est l’équilibre de sa saison, et peut-être la crédibilité de son projet, qui se trouvent en balance.

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