— DNES à Atlanta —
Atlanta – Au terme d’une demi-finale d’une rare intensité, l’Argentine a renversé l’Angleterre (2-1) pour décrocher son billet pour la finale de la Coupe du monde 2026, mercredi au Stade d’Atlanta.
Longtemps malmenée par des Three Lions solides et un Jordan Pickford exceptionnel, l’Albiceleste a fait parler son caractère dans une seconde période renversante.
Les quarante-cinq premières minutes ont donné lieu à un véritable combat. Les duels se sont multipliés dans tous les secteurs du terrain, obligeant l’arbitre à interrompre régulièrement le jeu. Très engagées physiquement, les deux équipes se sont neutralisées, sans parvenir à se créer la moindre occasion franche.
Plus qu’un spectacle offensif, cette première période a ressemblé à une bataille tactique où chaque ballon était disputé avec acharnement.
Au retour des vestiaires, Julián Álvarez a immédiatement tenté de faire sauter le verrou anglais avec deux frappes successives. Sans succès. La rencontre est restée extrêmement serrée jusqu’à la 55e minute.
Sur un excellent centre de Morgan Rogers, Anthony Gordon a surgi pour ouvrir le score et donner l’avantage à l’Angleterre.
Menée, l’Argentine a changé de visage. Les hommes de Lionel Scaloni ont pris le contrôle du ballon tandis que les Anglais, sur les consignes de Thomas Tuchel, ont choisi de défendre leur avantage en reculant progressivement.
Quelques secondes avant la seconde pause fraîcheur, Nicolás González a cru égaliser. Magnifiquement servi par une ouverture millimétrée de Lionel Messi, l’attaquant argentin s’est toutefois heurté à un Jordan Pickford impérial, auteur d’une parade exceptionnelle.
Le gardien anglais a ensuite confirmé son immense prestation en repoussant d’une seule main une puissante tête d’Alexis Mac Allister, avant de remporter un nouveau duel aérien face au milieu de Liverpool quelques instants plus tard.
Mais à force de subir, l’Angleterre a fini par céder. Enzo Fernández, trouvé aux abords de la surface, a eu tout le temps d’ajuster une frappe croisée imparable pour battre un Pickford jusque-là infranchissable.
Libérée par cette égalisation, l’Albiceleste a accentué sa domination.
Les changements opérés par Thomas Tuchel pour préserver son avantage ont finalement privé les Anglais de toute maîtrise, laissant les Argentins imposer leur rythme.
Cette domination allait être récompensée en fin de rencontre. Lautaro Martínez a surgi au bon moment pour inscrire le but de la victoire et envoyer son équipe en finale.
Au terme d’un combat haletant, l’Argentine a une nouvelle fois démontré sa force de caractère. Menée au score, elle a trouvé les ressources pour renverser une courageuse équipe d’Angleterre et poursuivre son rêve de sacre mondial… le 2è d’affilée.