De son côté, le plus grand souci de la natation marocaine, qui vit également dans l’impasse en raison de l’arrêt des compétitions continentales et internationales, reste la crainte de ne pas participer aux JO, qu’elle n’a pas manqués depuis la première participation à Sydney en 2000.
Avec l’impossibilité de nager dans des piscines autres que celles destinées à l’entraînement ou aux compétitions officielles (piscines olympiques), ce sport peut être considéré comme le plus touché pendant la période du confinement, ne permettant aux nageurs que la pratique d’exercices à domicile qui portent principalement sur l’aspect physique permettant d’éviter la prise de poids.
La crise sanitaire a également poussé la Fédération internationale de la discipline à reporter le Championnat du monde, prévu initialement pour l’été 2021, à 2022.
Contraints eux aussi à l’isolement lors de la période de confinement, les chevaux et leurs cavaliers ont, de leur côté, vu leur routine chamboulée au cours de cette année marquée par l’annulation ou le report des compétitions équestres.
Les clubs équestres, qui comprennent plusieurs catégories notamment le saut d’obstacles, le dressage et l’endurance, ont dû trouver des alternatives permettant aux chevaux de maintenir le rythme de leurs performances et leur forme physique, tout en respectant les mesures de sécurité imposées par le contexte épidémique.
Cependant, l’Équipe marocaine de saut d’obstacles, qui a assuré sa qualification pour les JO de Tokyo en février dernier, a récemment confirmé la participation aux JO des cavaliers Abdelkebir Ouaddar, Ghali Boukaa, Ali Ahrach et Samy Colman.
La qualification de l’Équipe nationale a été assurée grâce à la 7è place décrochée sur 17 nations, lors du dernier CSIO3 comptant pour la coupe des Nations, qui s’est déroulée le 28 décembre à Vejer de la Frontera (Cadix) en Espagne.
Cette qualification est la première de l’Équipe nationale du saut d’obstacles, sachant que Abdelkabir Ouaddar avait déjà pris part à titre individuel aux JO de Rio de Janeiro en 2016.
Par ailleurs, le Maroc, à l’instar de tous les pays du globe, a célébré comme chaque année, la Journée mondiale du sport, cette fois-ci, dans un contexte particulier marqué par cette paralysie quasi complète des activités sportives.
Placée sous le thème de la « solidarité », la célébration de cette année exceptionnelle s’est manifestée dans les innombrables initiatives lancées par les milieux sportifs au Maroc comme ailleurs à travers des campagnes de dons visant à venir en aide aux personnes les plus touchées par la crise économique engendrée par la pandémie.
Elle s’est également traduite par les efforts déployés par les joueurs et les staffs techniques pour la baisse de leurs salaires afin de soutenir leurs clubs qui participent, à leur tour, à cet élan de solidarité, en mettant leurs stades à la disposition du corps médical pour stocker les produits de santé dédiés au combat acharné contre le Covid-19.
D’un autre côté, depuis le début de la crise sanitaire et la décision des pouvoirs publics marocains d’annuler toutes les compétitions et de fermer les espaces sportifs, la famille du sport national s’est mobilisée pour mettre sa contribution par divers moyens au service de la lutte contre cette pandémie.
De nombreuses fédérations, clubs, associations et athlètes marocains, se sont joints à cet élan de solidarité notamment en faisant des dons au Fonds spécial pour la gestion de la pandémie de Coronavirus, mis en place suite aux Hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour surmonter les répercussions de la crise sanitaire.
En attendant des jours meilleurs et un retour à une activité normale durant l’année qui se présente, cet élan de solidarité a permis de mettre en exergue les nobles valeurs humaines du sport qui, à l’instar de plusieurs secteurs, a été touché de plein fouet par cette crise planétaire.