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Compétitions européennes de football : les clubs italiens retrouvent de leur superbe

– Par Rachid Maboudi –

Casablanca – Si l’équipe d’Italie a été absente des deux dernières Coupes du monde de football (2018-2022), les clubs transalpins ont signé cette année un retour remarqué sur le devant de la scène européenne avec la présence, notamment, de trois équipes de la Série A en quart de finale de la Ligue des Champions.

Pays le plus représenté lors des quarts de finale de la Coupe aux grandes oreilles, l’Italie voit ses couleurs défendues par l’Inter Milan et l’AC Milan, en plus de Naples, quasiment assuré de remporter le Scudetto. Il faut remonter à la saison 2005-2006 pour retrouver une telle présence italienne à ce niveau avec la Juventus, l’Inter Milan et l’AC Milan.

S’agissant des autres compétitions européennes, l’Italie est également bien représentée avec la Juventus et la Roma en Ligue Europa, et la Fiorentina en Ligue Europa Conférence.

L’AS Rome a hérité du Feynoord Rotterdam, alors que la Vieille Dame croise le fer avec le Sporting Portugal. De son côté, la Fiorentina de Sofiane Amrabat défie l’équipe polonaise de Lech Poznan.

En ligue des champions, l’Italie devance l’Angleterre (2 représentants) et l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal, avec un représentant chacun.

Si l’AC Milan s’est imposé à domicile face à Naples (1-0), mercredi en match aller, il n’en demeure pas moins que la manche retour s’annonce palpitante mardi prochain. Jusqu’à cette année, Naples n’avait jamais atteint ce stade de la compétition qu’en Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe (demi-finale en1977) et en Coupe UEFA (vainqueur en 1989). Le club napolitain a été quatre fois sorti en huitièmes, en 1991, 2012, 2017 et 2020, par le Spartak Moscou, Chelsea, le Real Madrid et Barcelone.

De son côté, l’Inter a déjà mis un pied au carré d’as en allant battre la formation portugaise du Benfica par 2 buts à 0.

Les amateurs du football européen s’attendent à un derby milanais en demi-finales entre l’AC Milan et l’Inter, qui assurera à l’Italie un représentant dans la finale de cette prestigieuse compétition.

Mais comment les clubs italiens ont pu réaliser une telle prouesse ? Force est d’admettre que la pandémie du covid-19 a eu un effet catastrophique sur l’économie mondiale, et sportive en particulier. Plusieurs grands clubs ont pâti du manque de moyens financiers à même de leur permettre de recruter les meilleurs joueurs sur le marché des transferts. Les clubs italiens, eux, ont su surmonter cette crise en procédant à des recrutements judicieux mais pas onéreux.

A ce sujet, lors du dernier mercato de janvier, la Serie A a seulement dépensé 31 millions d’euros, beaucoup moins que la Premier League (830 M€), la Ligue 1 (127 M€), la Bundesliga (68 M€) ou La Liga (32 M€). En plus, aucun des trois clubs italiens en lice ne figure au top 10 de la liste des clubs européens les plus riches établie par le cabinet « Deloitte ».

A cela s’ajoute le changement de mentalités des techniciens italiens qui ne se contentent plus de la défensive, mais optent pour un jeu plus ouvert et plaisant comme Naples de Luciano Spalletti. Mais cette nouvelle tactique n’entache nullement l’ADN de jeu des clubs italiens, qui n’ont concédé aucun but lors des huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

Une chose est certaine. Il ne sera pas étonnant de voir un club italien s’imposer en finale de la compétition européenne reine, le 10 juin prochain à Istanbul, et rééditer l’exploit de l’Inter Milan en 2010.

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