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France-Paraguay, en attendant le quart…

Washington – La France affronte le Paraguay ce samedi en huitième de finale de la Coupe du monde. Une affiche qui ravive inévitablement les souvenirs de Didier Deschamps, capitaine des Bleus lors du Mondial 1998, lorsque la sélection française avait dû patienter jusqu’à la 114e minute pour venir à bout d’une héroïque équipe paraguayenne.

Le 28 juin 1998, les hommes d’Aimé Jacquet abordent déjà ce huitième de finale avec le statut de favoris, malgré l’absence de Zinedine Zidane, suspendu après son expulsion contre l’Arabie saoudite lors de la phase de groupes. Mais les Bleus se heurtent rapidement à la résistance acharnée d’un Paraguay parfaitement organisé autour de son emblématique gardien José Luis Chilavert.

Alors que la rencontre semble promise à une séance de tirs au but, Laurent Blanc surgit à la 114e minute pour reprendre de près une remise de la tête de David Trezeguet et inscrire le fameux « but en or », offrant la qualification aux Bleus. Cette règle, abandonnée en 2004, aura souri à quatre reprises à l’équipe de France, notamment lors de l’inoubliable finale de l’Euro 2000 face à l’Italie.

Vingt-huit ans plus tard, les hommes de Didier Deschamps pourraient bien être confrontés à un scénario similaire. Le Paraguay devrait évoluer dans un système très compact, en 4-5-1, voire en 5-4-1, avec pour priorité de verrouiller les espaces.

« C’est une équipe qui défend beaucoup. Ils vont mettre beaucoup d’impact. Mais ça reste une équipe capable de jouer au ballon, on l’a vu contre l’Allemagne », a déclaré Bradley Barcola en conférence de presse.

Comme en 1998, la France part avec les faveurs des pronostics. À une différence près : cette équipe impressionne bien davantage. Après un début de tournoi quasiment parfait, les Bleus se sont imposés comme les grands favoris de la compétition. Avec une moyenne de plus de trois buts par match, ils affichent une efficacité offensive redoutable, portée par un trio d’attaque en pleine réussite.

Michael Olise s’est affirmé comme le véritable chef d’orchestre de cette équipe. Sa qualité de passe, sa vision du jeu et sa nonchalance apparente lui valent déjà des comparaisons avec Michel Platini. À ses côtés, Kylian Mbappé semble investi d’une mission : offrir une troisième étoile à la France tout en dépassant Lionel Messi au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe du monde. Enfin, Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, répond présent avec déjà quatre buts et deux passes décisives, faisant oublier son entrée en matière plus discrète face au Sénégal.

Difficile, dans ces conditions, d’imaginer l’Albirroja rivaliser avec ces Bleus en pleine confiance. Pourtant, la victoire paraguayenne contre l’Allemagne a mis en lumière une équipe extrêmement solidaire, disciplinée tactiquement et particulièrement agressive dans les duels. Avec neuf cartons jaunes récoltés, elle figure parmi les formations les plus rugueuses du tournoi.

Ses deux principaux atouts restent Orlando Gill, auteur d’une prestation héroïque lors de la séance de tirs au but face aux Allemands, et Julio Enciso, le milieu offensif du RC Strasbourg, capable de faire basculer une rencontre à lui seul. Ce dernier a d’ailleurs lancé le défi avant la rencontre : lui et ses coéquipiers n’ont « peur de personne », tout en reconnaissant que les Français « sont des stars ».

Un avertissement que Didier Deschamps, à la tête des Bleus pour sa quatrième Coupe du monde en tant que sélectionneur, aura sans doute pris très au sérieux.

Le vainqueur de cette rencontre retrouvera le Maroc en quart de finale.

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