Omar EL MRABET.
Madrid – Deux matchs décevants, deux nuls contre la Suède (0-0) et la Pologne (1-1). Le bilan de l’Espagne lors des deux premières journées du Championnat d’Europe de football est mitigé dans un groupe où La Roja a été donnée favorite.
Privée de son capitaine, Sergio Busquets, lors des deux premières rencontres à cause du Covid-19, la sélection espagnole doit se ressaisir mercredi contre la Slovaquie à Séville pour ne pas quitter la compétition prématurément et mettre en péril le projet de Luis Enrique visant à rajeunir l’équipe tout en réalisant de bonnes performances pour doper le moral.
Certes, les Espagnols n’ont pas démérité contre la Suède et la Pologne, les joueurs de La Roja ayant disposé d’occasions claires pour gagner les deux matchs, mais les attaquants, notamment Alvaro Morata, n’ont pas été au rendez-vous. Ce dernier est la cible des critiques de la presse et des milieux sportifs espagnols pour avoir raté des opportunités faciles, notamment lors du premier match.
Contre la Slovaquie, un nul pourrait même suffire l’Espagne pour assurer sa qualification aux 8èmes de finale comme troisième du groupe, mais les Hommes de Luis Enrique comptent redorer leur blason et remporter le match avec l’art et la manière pour dissiper les doutes des deux premières rencontres. Pour se faire, l’Espagne comptera avec la présence de son capitaine, Sergio Busquets, qui retrouve le groupe après son isolement pendant 10 jours suite à une contamination au Covid-19.
Le joueur du Barça est devenu une des pièces-maîtresses de Luis Enrique après la non-convocation de Sergio Ramos, qui a souffert plusieurs blessures lors des derniers mois. Le retour du capitaine insufflera de la confiance au sein d’une équipe jeune qui fait face à son premier défi dans une compétition d’envergure.
Conscient de cette situation, Luis Enrique se veut rassurant sur la capacité de ce groupe d’aller loin dans l’Euro-2021. « Quand on fera un match complet avec une victoire, ça va nous générer de la confiance et ça va faire ressortir notre meilleure version », a-t-il dit lors de la conférence de presse avant le match décisif contre la Slovaquie, faisant part de son inquiétude après les deux nuls des premiers matchs.
« C’est une inquiétude logique quand on voit que l’on mérite plus mais qu’on ne récolte pas les résultats. Je suis à sept sur dix, niveau inquiétude », a fait noter l’ancien joueur du Real Madrid et du Barça, mettant l’accent sur l’importance de la motivation pour éliminer la pression.
« Je dois me concentrer sur ce que je peux contrôler, c’est-à-dire motiver mes joueurs, et c’est ce que je fais », a-t-il insisté.
Contesté par la presse, Luis Enrique se dit convaincu que son travail portera ses fruits. « Je me sens important au sein de la sélection, mon travail sera jugé, mais c’est une fierté de représenter mon pays. Le rythme est intense, mais je serais vraiment enchanté de continuer. J’ai un contrat jusqu’à après le Mondial, et je n’ai aucune intention de ne pas l’honorer jusqu’au bout », a-t-il martelé.
Malgré les déclarations rassurantes de son entraîneur, La Roja est appelée à gérer la pression et à assurer sa qualification avec brio pour éviter les critiques. L’avenir de toute une génération de joueurs est en jeu. Et celui de Luis Enrique aussi.