Omar EL MRABET.
Madrid – Nouveau défi, nouveaux joueurs. L’Espagne affronte la prochaine édition du championnat d’Europe de football (Euro 2020) avec une équipe jeune et expérimentée dans le but de redorer son blason et de retrouver ses jours de gloire.
Malgré les difficultés ayant marqué la concentration de préparation de La Roja, notamment la détection de deux cas liés au nouveau coronavirus, en l’occurrence chez le capitaine Sergio Busquets et le défenseur Diego Llorente, l’entraîneur Luis Enrique n’a laissé rien au hasard et pensé dans le moindre de détail pour signer une belle prestation et tenter de remporter le quatrième sacre dans l’histoire de l’Espagne.
Luis Enrique, qui a dû quitter la sélection espagnole pour des raisons personnelles avant de reprendre les commandes d’une équipe de jeunes joueurs talentueux évoluant dans la Liga et ailleurs, a fait appel à une quarantaine de joueurs tout au long des derniers matchs amicaux avant de définir un groupe dont l’âge moyen ne dépasse pas 26 ans.
En l’absence de joueurs vétérans comme Sergio Ramos, Cazorla ou Daniel Carvajal, Unai Simon, Pau, Laporte, Pedri, Ferran ou Gerard Moreno sont devenus les nouvelles stars d’une génération qui veut faire de l’Euro-2020 un point de départ pour retrouver les beaux jours du football espagnol.
L’équipe de Luis Enrique a évolué pour le mieux pendant la phase de qualification. Les bons résultats ont renforcé la confiance d’un groupe renouvelé. L’objectif est de couronner de succès cette politique de renouvellement d’une équipe nationale qui a vécu trois échecs retentissants : la Coupe du monde au Brésil, le Championnat d’Europe en France et la Coupe du monde en Russie.
Le défi de Luis Enrique demeure donc de placer l’Espagne parmi l’élite du ballon rond du vieux continent.
Pour se faire, la sélection espagnole a mis en place une « bulle » sanitaire pour 17 joueurs réservistes, une équipe « parallèle » qui s’entraîne au centre sportif de Las Rozas sous la supervision de Luis Enrique. Cette mesure, décidée après la détection de deux par le Covid-19, vise à pallier les absences à l’Euro si les contaminations au sein de la « Roja » venaient à augmenter.
Cette « bulle parallèle de la sélection » a été créée en prévision des possibles conséquences que pourraient entraîner les contaminations de Sergio Busquets et Diego Llorente », a signalé la Fédération espagnole royale de football, précisant que ce total de 17 joueurs réservistes resteront éloignés de l’autre bulle sanitaire formée autour de l’équipe d’Espagne.
Onze de ces joueurs qui s’entrainent dans la « bulle parallèle » ont déjà joué mardi soir face à la Lituanie, lors d’un match amical, remporté 4-0.
Soulagé par les règlements de l’UEFA autorisant aux pays participant d’effectuer des changements dans leur groupe de 26 joueurs jusqu’au premier match, Luis Enrique est confiant dans les capacités de son équipe d’aller loin dans cette compétition.
« Nous avons l’ambition de réaliser un bon parcours lors du championnat d’Europe. Malgré les difficultés ayant marqué le stage de préparation, nous sommes conscients de notre potentiel », a souligné, jeudi, le coach espagnol lors d’un point de presse.
Les joueurs, qui doivent débuter leur parcours à l’Euro lundi à Séville contre la Suède, qui a, à son tour, déploré deux cas positifs mardi, sont jeunes mais expérimentés pour contrôler des conditions exceptionnelles et réaliser une belle prestation, selon l’ancien joueur du Barça et du Real Madrid, qui s’est dit optimiste sur le retour du capitane Busquets avant le début de ce rendez-vous footballistique continental.
Malgré les difficultés, la Roja, qui évoluera au sein du groupe E, où figurent également la Pologne et la Slovaquie, garde toujours son esprit combatif pour réaliser la surprise.