Atlanta – La sélection marocaine abordera avec un double objectif son dernier match du groupe C de la Coupe du monde 2026 face à Haïti: Décrocher son billet pour les seizièmes de finale et tenter de s’emparer de la première place du groupe.
Après deux sorties convaincantes face au Brésil (1-1) et à l’Ecosse (1-0), les Lions de l’Atlas ont affiché un visage séduisant, fondé sur une maîtrise collective et une capacité à contrôler les différents temps du match.
Le Maroc a, notamment, démontré sa faculté à imposer son rythme, accélérant lorsque la situation l’exige et gérant les temps faibles avec une grande maturité.
Cette maîtrise repose en grande partie sur l’équilibre trouvé au milieu de terrain. Le duo formé par Neil El Aynaoui et Bouaddi incarne parfaitement cette complémentarité entre impact physique, qualité technique et intelligence tactique. Leur activité dans l’entrejeu a permis au Maroc de dominer de longues séquences tout en assurant une couverture efficace devant la défense.
À cette assise collective pourrait s’ajouter l’apport décisif de Azzedine Ounahi. Si le milieu offensif retrouve pleinement son inspiration et sa capacité à casser les lignes par la passe ou le dribble, le potentiel offensif marocain pourrait franchir un nouveau palier.
Les Lions de l’Atlas devront toutefois gagner en efficacité dans le dernier geste. Malgré un volume de jeu intéressant et plusieurs situations créées lors des deux premières journées, la finition demeure un secteur perfectible pour une équipe qui ambitionne non seulement la qualification, mais également la première place du groupe.
Face au Maroc se dressera une sélection haïtienne déjà éliminée après ses défaites contre l’Écosse (0-1) et le Brésil (0-3). Libérés de toute pression comptable, les Grenadiers devraient néanmoins évoluer sans complexe et chercher à terminer leur parcours mondialiste sur une note positive.
Les Marocains devront notamment surveiller plusieurs éléments capables de faire la différence en transition rapide. L’attaquant Frantzdy Pierrot constitue une menace permanente dans le jeu aérien et dans les duels grâce à sa puissance physique. Autour de lui, les rapides Louicius Don Deedson, Ruben Providence et Wilson Isidor disposent de la vitesse nécessaire pour exploiter les espaces laissés par l’adversaire.
Dans l’entrejeu, Jean-Ricner Bellegarde et Danley Jean Jacques apportent volume de jeu et intensité, tandis que le défenseur central Ricardo Adé demeure l’un des leaders de l’équipe, comme en témoigne sa prestation solide face au Brésil.
Sur le papier, le Maroc part favori. Mais dans une Coupe du monde où chaque détail compte, les Lions de l’Atlas savent qu’ils devront maintenir leur niveau d’exigence pour éviter toute mauvaise surprise et confirmer leurs ambitions dans cette compétition.