Genève,- Le président du Comité International Olympique, Thomas Bach, a réaffirmé mercredi la nécessaire neutralité politique de l’organisation qu’il dirige devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
« L’universalité et l’inclusion qui sont la définition des Jeux olympiques exigent que nous au CIO soyons politiquement neutres » et par conséquent la « non-discrimination et la neutralité politique sont au coeur de notre approche en matière des droits de l’homme », a expliqué M. Bach dans un message vidéo pré-enregistré.
« En tant qu’organisation non-gouvernementale nous n’avons ni le mandat ni la capacité de changer les lois de pays souverains et nous ne pouvons résoudre des problèmes des droits de l’homme que des générations de responsables politiques se sont montrées incapables de résoudre », a argumenté M. Bach.
« Oeuvrer à un monde meilleur demande d’agir et de changer et le changement commence toujours par soi-même et cela s’applique aussi aux droits de l’homme », a-t-il souligné.
« Notre responsabilité et notre engagement c’est de nous assurer que la Charte olympique est respectée pendant les Jeux olympiques » et celle-ci garanti « l’égalité des droits pour tous durant les Jeux olympiques, comme la non-discrimination quelque soit la raison, la liberté de la presse de couvrir les Jeux olympiques, un accès ouvert à internet dans tous les lieux olympiques, le respect des principes du droit du travail et bien d’autres », a énuméré M. Bach, ajoutant que le CIO avait créé une unité des droits de l’homme en son sein pour mieux dialoguer avec les experts dans ce domaine.
Il a aussi lancé un appel aux responsables politiques à respecter la mission du CIO.
« Si nous voulons que ce que nous faisons pour la paix et les droits de l’homme puisse être couronné de succès, il faut que les responsables politiques respectent notre mission », a plaidé M. Bach.
Si ce n’était pas le cas, « les Jeux olympiques verraient les mêmes divisions que tant d’autres domaines dans notre société », a-t-il mis en garde, ajoutant que « les Jeux olympiques perdraient alors leur pouvoir unificateur, et il serait alors impossible pour nous de rassembler le monde dans une compétition pacifique ».
« C’est pour cela qu’il faut que les responsables politiques considèrent toujours les Jeux olympiques du point de vue de la coopération et jamais de la confrontation », a-t-il conclu.