Rabat – Le groupe B de la Coupe du monde 2026 propose une configuration particulièrement ouverte avec le Canada, le Qatar, la Suisse et la Bosnie-Herzégovine. Sans véritable favori écrasant, cette poule pourrait offrir l’une des batailles les plus indécises du premier tour.
Le Canada avance avec l’élan d’un pays hôte (co-organisateur), un facteur loin d’être négligeable. L’équipe nord-américaine mise sur sa vitesse, son intensité et une génération en pleine progression. Capable de faire mal en transitions rapides, elle peut prendre l’ascendant sur des équipes plus lentes.
Sa principale limite reste le manque d’expérience dans les grands rendez-vous, ce qui pourrait peser dans les moments décisifs.
La Suisse apparaît comme la formation la plus régulière du groupe. Habituée des phases finales, elle se distingue par sa discipline tactique et sa solidité défensive. Rarement spectaculaire mais souvent efficace, la Suisse sait gérer les matchs serrés. Elle semble disposer des meilleurs arguments pour terminer en tête, à condition d’éviter toute déconcentration.
Le Qatar reste une énigme. Champion d’Asie et organisateur du Mondial 2022, il a prouvé qu’il pouvait surprendre, mais ses performances irrégulières face à des sélections européennes ou sud-américaines interrogent. Sa cohésion collective et son jeu technique peuvent toutefois lui permettre de rivaliser dans un groupe aussi homogène.
La Bosnie-Herzégovine possède, de son côté, des arguments offensifs intéressants. Capable de produire du jeu et de se montrer dangereuse dans les zones de vérité, elle manque cependant parfois de stabilité défensive. Dans une poule serrée, ce type de faiblesse peut coûter cher.
La Suisse semble légèrement au-dessus, mais le Canada peut profiter de son environnement pour créer la surprise. Le Qatar et la Bosnie-Herzégovine restent en embuscade.
Un groupe très indécis, où chaque match pourrait faire basculer la hiérarchie.