Paris – La France a appelé, mardi, à une « pression politique » européenne contre la « Super Ligue », « qui fait passer le fric avant la fête ».
La « Super Ligue » européenne « est la dérive d’un système, celui qui fait passer dans le foot le fric avant la fête, le système de l’argent-roi », a dénoncé le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune sur franceinfo.
Pour le responsable gouvernemental, la « Super Ligue » « exclut le mérite et la solidarité. Il y a un modèle européen du sport et du football qui fait financer l’ensemble d’une filière, des clubs amateurs, des associations par ceux qui réussissent le mieux, qui sont les plus riches. C’est un système du mérite et de la réussite ».
Il a dénoncé un « système fermé où des riches se réunissent entre eux et disent, on va financer notre cluster de clubs riches et exclure tous les autres, même s’ils sont un moment dans la réussite, dans l’exploit sportif ».
A cet égard, le secrétaire d’Etat a fait savoir que la France prépare une riposte. « Nous sommes en train de regarder, avec la ministre des Sports », les « textes législatifs au niveau européen dans les prochains mois », appelant à « agir beaucoup plus vite que par des textes législatifs ».
« Je souhaite que la pression politique soit exercée » et que l’UEFA « prenne des mesures les plus fermes dans les jours qui viennent », a-t-il dit.
Douze clubs anglais, italiens et espagnols ont annoncé la création d’une « Super Ligue » réservée à l’élite des clubs européens. Il s’agit de AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et de Tottenham qui se sont unis en tant que clubs fondateurs. Par ailleurs, le président du Real Madrid a été désigné président de cette nouvelle compétition de football.
Selon ses initiateurs, la « Super League » fonctionnerait sous la forme d’une saison régulière opposant 20 clubs, quinze d’entre eux (« les clubs fondateurs », les 12 cités et trois supplémentaires restant à déterminer) étant qualifiés d’office chaque année et les cinq autres choisis « à travers un système basé sur leur performance de la saison précédente ».
L’UEFA a vivement réagi et menace de sanctions les clubs fondateurs et les joueurs qui pourraient y participer.