Houston – Depuis le début de la coupe du monde 2026, le Maroc s’est installé dans un registre d’une équipe qui cherche à contrôler les matchs par la possession.
L’idée est simple, mais elle est appliquée avec constance. Garder le ballon, imposer le rythme et limiter au maximum les phases de possession adverse.
Cette approche donne une identité forte à l’équipe, qui ne subit que rarement le tempo imposé par l’adversaire.
Dans les faits, cette orientation se retrouve dans les chiffres.
Face au Brésil, quintuple champion du monde, le match est resté équilibré avec 51 % de possession pour le Brésil contre 49 % pour le Maroc.
Contre l’Écosse, les Marocains montent à 59 %, puis à 69 % face à Haïti.
La tendance se confirme contre les Pays-Bas avec 70 % de possession, 879 passes réussies contre 371 pour l’adversaire et 11 tirs à 6.
Dans le détail des séquences, cette domination s’accentue encore avec 79 % de possession en seconde période et un pic à 83 % en prolongation.
Cette capacité à monopoliser le ballon n’est pas seulement un choix statistique. Elle traduit une vraie organisation collective, où le Maroc cherche à contrôler les espaces plutôt qu’à les subir.
L’équipe s’appuie sur des circuits de passes courts et intermédiaires, avec une volonté de fixer l’adversaire avant de progresser, même si cela implique parfois de ralentir le jeu.
Le match face aux Pays-Bas illustre bien cette logique.
Opposé à une équipe historiquement attachée au jeu de possession et héritière d’une culture du contrôle incarnée par le « Football Total », le Maroc a réussi à inverser le rapport habituel.
Non seulement il a davantage le ballon, mais il impose aussi des séquences longues dans le camp adverse, ce qui oblige l’adversaire à défendre bas et longtemps.